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Lundi 1 juin 2009


Crooner punk hors du temps, Iggy Pop rend hommage à la chanson française, côté jazz automnal et Saint-Germain-des-Prés. Une effervescence réservée traduite visuellement par les croquis tout en finesse de Marjane Satrapi.


L’iguane fait une escale musicale le long de la Seine, comme pour mieux épier les bateaux-mouches. Sur les compos, la basse est lourde et plombée, la voix grave et profonde. Moins qu’au jazz dont Iggy Pop revendique l’influence, Préliminaires fait penser à Nick Cave ou aux Tindersticks.

Le passenger s’échappe tantôt vers le Paris de Prévert (Les Feuilles Mortes), tantôt vers le Rio de Janeiro de Carlos Jobim (How Insensitive). Comme une évocation d’Allan Ginsberg, c’est en spoken word qu’il reprend le texte de Houellebecq, La possibilité d’une île, point de départ à l’album. En réponse, Lucie Aimé, l’épouse (française) du producteur d’Iggy, rétorque à Houllebecq  Je sais que tu sais. Cabot, Iggy se rêve en roi des chiens (King of the dog). Dans une parade très New Orléans, lui qui a tant souhaité être un chien va jusqu’à prétendre qu’il vaut mieux être un chien qu’un être humain! Gainsbourg aurait surement apprécié…

 

Par La sonora nueva - Publié dans : skeuds - Communauté : webzine musical
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