Publicité

giramundo

Mardi 20 février 2007

 

 

 Madrid,  ville rouge et or

 

Presque une semaine que je suis de retour à Paris, mais tous mes souvenirs se tournent vers Madrid… en marchant dans les rues du quartier latin, j’ai l’impression d’être à Chueca. Paris est encore désert en cette mi-août finissante, et toujours autant baigné de soleil. Bref, un air de vacances méditerranéennes. A tout moment, que ce soit à Place Monge ou à Jussieu, je m’attends à déboucher sur les rues Fuencarral ou Augusto Figueroa, à voir sur les murs blancs, rayonnant de soleil sous le ciel bleu, une affiche annonçant le prochain concert de Radio Bemba, le 29 août à Madrid.

Madrid… avant de partir, et encore le premier jour, à l’aéroport, en entendant les appels pour les vols à destination de Naples et Milan, j’avais un véritable pincement au cœur à l’idée de ne pas revoir l’Italie, les collines mordorées de ma Toscane presque natale. Et c’est maintenant l’Espagne qui me manque. La douceur de l’Italie, la vitalité de l’Espagne, son soleil, ses pulsations rouge et or perceptibles à chaque instant. Madrid a beau être intensément urbaine (ou peut-être justement pour ça), j’ai adoré. Comme à Paris, il y a tout ce à quoi rêve un étudiant, ce soleil, cette luminosité et cette certaine nonchalance en plus. Des musées aux chefs-d’œuvre allant des primitifs italiens jusqu’aux modernes abstraits, des parcs d’une richesse verdoyante, des disquaires d’occas', des petites boutiques de fringues et de bijoux dignes des mille et une nuit, des places bordées de terrasses de cafés jamaïcains et de bar à tapas exotiques.

(1er extrait d'une série de quatre articles sur mon voyage à Madrid en août 2003... la suite, demain!)

Par La sonora nueva
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 21 février 2007

 

De la plaza Mayor à la puerta del Sol

C’est bien au centre-ville que le rythme nonchalant de la ville en vacances opère. Beaucoup de monde, mais personne de pressé en ce mois d’août. On a débarqué plaza Mayor, envahie d’une quiétude douce et animée. Le premier jour, portées par la magie hypnotique de la ville castillane, on avait déjà presque vu tous ses monuments si rares et si précieux.  La Puerta del sol (une pensée irrésistible à Un Singe en hiver), la plaza Mayor et ses murs rouges carmin bordés de fresques et d’arcades comme à Turin. La calle Mayor et ses façades drapées d’un baroque tantôt blanc, tantôt jaune vif, relevé de rouge encore et toujours.

Le Palazzio Real s’étend ensuite, dans sa blancheur immaculée, à peine atténuée par l’ombre de la cathédrale Santa Maria la Real et des Jardines di Sabatini qui l’entourent. Au bout, les buildings de la Place d’Espagne font de l’ombre à la statue de Cervantes et gâchent un peu la perspective (on se croirait à Dubaï). Alors, on prend le métro, ou bien, si on continue par la Gran Via, on arrive à Chueca…

 

Par La sonora nueva
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 22 février 2007

 

De Chueca à la Gran Via

Chueca, c’est le Marais madrilène, affichant haut et fort ses drapeaux arc-en-ciel. Un quartier ostensiblement bourgeois/bohème. Très fashion, très jeune… Bref, LE quartier qui bouge à la nuit tombée. Côté fringues aussi, c'est le quartier des bons plans : les foulards sont à moins de deux euros, les habits deux fois moins chers qu’à Paris.

On a fait aussi les disquaires indépendants de la Gran Via. J’ai acheté les disques d’Amparo Sanchez et de Fermin Muguruza. Ils tournent en boucle sur ma platine, successivement, depuis mon retour. Et je me crois là-bas… Un souffle électro subtil, parfois manouche, parfois rumba, mélancoliquement cubain chez Amparo. Et chez Fermin, du reggae-dub où se mélangent les dialectes de la Méditerranée, de façon engagée et chaleureuse.

Et puis les bar à tapas… déjà, on trouve à chaque coin de rue un Jamaïcan Coffee Chop, qui sert autour de deux euros les meilleurs cafés latino ou caraïbes (Jamaïcan Blue Mountain inclu). Le petit déj' madrilène vaut le détour, sumo di naranja y chocolate con churros, por favor ! avec de vrais morceaux de chocolat, des oranges d’Espagne pressées devant nos yeux ébahis. Le soir, on retrouvait notre petit coin de paradis rock indé-blues, le Chesterfield café, à deux pas de l'auberge de jeunesse.

Par La sonora nueva
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 23 février 2007

Du baroque à l'art moderne

Madrid est une ville d’art, inspiratrice, captivante. Au gré de ses musées, l’imagination se perd. Difficile de ne pas être submerger par l’émotion en visitant le Prado. Je comprends mieux ce qu’a pu ressentir Manet en découvrant les peintres du Baroque espagnol, Velazquez, Murillo, Ribera. Les figures de la cour d’Espagne esquissées en quelques touches de peinture multicolores. L’Italienne que je suis dira qu’il manque cependant une certaine clarté, un éclat clair-obscur plus sensible dans les œuvres de la Renaissance et du Baroque italien. Mais voilà que Goya me fait mentir en dévoilant ses figures de Majas lumineuses, aux robes majestueuses bordées de dentelle blanche éclatante. Plus loin, les Flandres : la folie d’un Jérome Bosch et son Jardin des Délices visionnaire, fantasmagorique, criant de modernité.

Tout autour du Prado, voici l’art moderne justement. Les impressionnistes au Musée Thyssen. Les contemporains espagnols au Musée Reina Sofia : Guernica de Picasso et les femmes-oiseaux-devenant-délicatement-libéllules de Joan Miro. L’émerveillement.

Non loin de là, l’ombre et la fraîcheur ensoleillée du Buen Retiro, parc verdoyant où tous les madrilènes se retrouvent chaque dimanche, au bord de l’eau comme à Vincennes, musique et attraction en plus. Il y a même un marché du livre quasi-quotidien, où l’on peut découvrir, entre autres, les œuvres des poètes de 1927. Les jardins madrilènes sont un délicieux échappatoire au 42° degrés ambiants.

 

A Madrid, le métro chante l’espérance…

 

C'est au métro de Madrid que Manu Chao a samplé les sons pour son album Proxima Estacion... Esperanza. Pour l'espérance, rendez-vous donc à l'une des stations de la ligne 4...  :)

Par La sonora nueva
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 2 avril 2007

 

 

Barcelone à ciel ouvert



Au gré des promenades, entre les collines et la mer, la ville d’Antoni Gaudi et de Joan Miró intrigue avec ses édifices mêlant art gothique et modernisme.


Tout va très vite à Barcelone. Trop vite même. La cité catalane ne suit pas la tendance : elle la devance. A mille lieues d’être une simple “ville-musée”, elle se renouvelle constamment. Le printemps enfin revenu, voilà qu’elle fait peau neuve derrière un rideau d’échafaudage. La municipalité a entrepris une politique de rénovation de grande ampleur. La plupart des monuments emblématiques sont donc en travaux jusqu’en juillet 2007 : le Palau Güell, la cathédrale, la Sagrada Família, les arènes… la liste est encore longue ! Heureusement, certains édifices restent accessibles pendant les travaux. Et il reste bien d’autres choses à voir, pour peu que l’on ose se perdre dans les multiples ruelles de la ville.

 

(premier d'une série de quatre articles consacrés à Barcelone... la suite demain)

Par La sonora nueva
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

... Sonnuevo

Sommaire

Radionueva

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus