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Sonnuevo

Sonnuevo est un blog dédié aux musiques rock, électriques et métisses.

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Les Ogres de Barback défendent la liberté d'expression

 

Au départ, c'est une petite histoire qui prête à rire, mais pas tant que ça... L'histoire commence le soir du 5 mai 2007, veille des élections présidentielles, lors d'un concert des Ogres de Barback au centre culturel Aragon, à Oyonnax, ville jadis communiste ayant basculée à droite voilà quelques années déjà.

Au lendemain du concert, les Ogres reçoivent une lettre du maire UMP de la ville, Jacques Gobet. Dans sa missive, le maire accuse les Ogres de ne pas avoir respecté la clôture de la campagne officielle, qualifiant leur prestation de "propagande" électoraliste à l'encontre de Nicolas Sarkozy, au profit de Ségolène Royal. Alors que les Ogres n'ont pris aucune position lors de ce concert.

L'objet du délit : un court montage vidéo d'1 minute 30, diffusé par le groupe pendant le concert, montrant Nicolas Sarkozy évoquer "la racaille", Ségolène Royal s'exprimant sur "l'autorité parentale", puis un clip de Réseau éducation sans frontière (dont Les Ogres soutiennent l'action) sur les sans-papiers de Cachan. En outre, les Ogres auraient choqué le public présent le soir même, en ne respectant pas la sensibilité politique de la ville alors qu'ils se produisaient dans une salle municipale, "aux frais des contribuables locaux d’une ville où les électeurs ont voté Sarkozy à près de 60 %".

Les Ogres de Barback ne se sont pas démontés et ont répondu au maire. Dans leur courrier, ils rappellent que "le principe de neutralité républicaine ne s’applique, bien évidemment, qu’aux agents de l’État dans l’exercice de leur fonction", et non aux artistes. Avec ironie, ils ajoutent : "Tant qu'à être cohérent, vous devriez commencer par débaptiser votre centre culturel Aragon, pour lui substituer celui de Johnny Hallyday ou de Doc Gynéco".

Le groupe a eu l'idée géniale de mettre les deux courriers, ainsi que la vidéo incriminée, sur sa page Myspace. Depuis, l'affaire a pris de l'ampleur en étant relayée par Internet d'abord, puis par la presse. Autant dire que l'histoire tourne à l'avantage des Ogres, puisque le Conseil constitutionnel lui même leur a donné raison. 

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E
on a tenté une nouvelle fois d'arracher le coquelicot,<br /> mais ils fleuriront encore dans les pires pots !<br /> hasta siempre mes frères !
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