Sonnuevo est un blog dédié aux musiques rock, électriques et métisses.
1 Mars 2007

L'enregistrement live du concert de la Grande Halle de la Villette, à Paris, en septembre 2001...
Depuis la sortie de Clandestino, Manu Chao n’a pas cessé de voyager. Il disait lui-même, après la séparation de la Mano Negra, que les voyages étaient sûrement ce qui lui manquait le plus. De là cette frénésie qui le pousse à passer d’une ville à l’autre, tous les trois jours, le temps de quelques concerts inoubliables avec son Radio Bemba sound system. De là aussi son surnom, el desaparecido, l’insaisissable.
Radio Bemba, c’est le nom que l’on utilise dans les Caraïbes pour désigner la rumeur, le bouche-à-oreille. Ce collectif a été crée à l’improviste, à Madrid, après l’aventure colombienne de la Mano Negra : s’y croisent des amis musiciens, espagnols, français, siciliens, latino-américains… Avec ce groupe itinérant, Manu Chao a donné plus de cent concerts, déchaînant des stades entiers en Amérique Latine et en Europe. Sans compter, bien sûr, les sets improvisés au hasard des rencontres.
Sur scène, Manu Chao déborde de générosité, lui et ses musiciens se donnent sans concession, plein de spontanéité, avec une réelle complicité entre eux et avec le public, sans oublier leur esprit militant. Deux heures trente de concert menées sur un rythme surpuissant, en trois mi-temps, sans discontinuer, avec toujours au moins un musicien pour faire tourner le sound-system.
Chaque morceau est revu pour le live, entre rock mexicain, mambo, reggae et musiques africaines : des chansons en espagnol, anglais ou portugais métissé, portées par une énergie punk fulgurante. De quoi rappeler les grandes heures de la scène alternative française des années 1980. C’est ainsi que les classiques de la Mano Negra viennent rejoindre des ritournelles cubaines, que se succèdent des refrains de Tonino Carotone, de Bob Marley. Et l’espérance, toujours…