Sonnuevo est un blog dédié aux musiques rock, électriques et métisses.
4 Mai 2007

Concert en demi-teinte pour Matmatah à la Cigale, mercredi soir. Etrange chassé-croisé. Le groupe manquait visiblement d'énergie en cette fin de tournée, à l'inverse de Fermin Muguruza qui lui, la débutait...
Il faut dire aussi que, dans cette tension faussement latente de l'entre-deux-tours, d'autant plus un soir de joute télévisée, Matmatah avait surement la tête ailleurs. En espérant que cette méforme ne soit pas les prémices de la gueule de bois (et des déboires) qui nous attend dimanche soir... Un monde qui se perd dans Alzheimer, ça ne sera que la Cerise ?
En première partie, Lazhar a eu du mal à convaincre dans une formule qui refusait de choisir entre Pixies et Téléphone, usant trop de la saturation sur le chant et les guitares. Heureusement, Matmatah n'a pas tardé à mettre la Ouache et à enflammer le public avec Lambé an dro. Le groupe assène ses tubes, mais montre quelques signes de lassitude sur Au Conditionnel. Une impression qui persiste malgré la qualité du jeu acoustique qu'il nous offre en premier rappel.
Tristan Nihouarn revient seul pour jouer Entrez dans ce lit à la guitare sèche. Le chanteur demande au public de le soutenir car il n'a pas l'habitude de jouer ce titre seul. Quelques briquets s'allument dans le public. On se croirait à un concert de fin d'été avec Laurent Voulzy... Difficile en tour cas de retenir l'attention d'une grande salle avec un simple guitare/voix. Visiblement, Matmatah n'en a cure. Le groupe est bien décidé à se jouer des attentes du public et entame un blues sympathiquement déglingué sur Pony the Pra, adaptation d'un texte de Jack Kerouac. Il enchaîne avec une reprise déroutante de Tommy des Who, avant de renvoyer la sauce heavy early 70's façon Led Zeppelin. Mention spéciale au sublime Crépuscule Dandy et à ses choeurs glam rock. Mais un immense regret car il n'y eut pas d'Apologie...