Sonnuevo est un blog dédié aux musiques rock, électriques et métisses.
10 Juillet 2007

Wagner Pa plantait la tente du Circo mistico au Cabaret sauvage, ce jeudi 21 juillet 2005, inaugurant ainsi le festival Couleurs latines qui acueillait entre autres Toto la Mamposina et Raul Paz. Un avant goût aussi d’un second album plus métissé que jamais, « Melic », sorti dans la foulée.
Quelques rares âmes s’étaient données rendez-vous dans ce lieu un peu perdu, à l’écart dans le parc de la Villette, pour l’un des trop rares concerts en France de Wagner Pa. Décontracté dans son débardeur blanc et son pantalon rayé, Wagner alternait chant, guitare et flûte traversière, accompagné d’un trio basse-batterie-guitare. Plus question d’electro : les morceaux de son premier album « Brazuca Matraca » s’en trouvaient métamorphosés.
Héritier du tropicalisme, Wagner Pa a retenu sa leçon d’anthropophage, tout en dépouillant son funk de la grandiloquence samba d’un Jorge Ben. Pour preuve, la version inédite de la Murga qui clôturait le concert, alternant ragga, dub, cumbia, son cubano, meringue et même guitare heavy-métal en totale impro !
Wagner entremêlait les langues, croisait la folia et la locura. Avec humour, il faisait mine de se croire au Zenith et improvisait en rappel, à la façon des repentistas, des chansons qu’il jouait à l’époque dans le métro, mais en ayant troqué cette fois-ci sa guitare acoustique contre une électro-acoustique hybride, épurée à l’extrême, comme celle qu’affectionne Lenine. Revolucionar com energia tropical...
Lire aussi : la chronique de « Brazuca Matraca » parue sur Sonnuevo.