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Sonnuevo

Sonnuevo est un blog dédié aux musiques rock, électriques et métisses.

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Compay Segundo, Fête de L'Humanité (La Courneuve), septembre 2001

 

Est-ce une tradition, pour les artistes latins, de faire venir le soleil à la Fête de l'Huma? En tout cas, lors du passage de Compay Segundo en ce dimanche de septembre 2001, le soleil est revenu alors que l'on craignait la pluie.


Compay Segundo est arrivé, tout fringant, épaulé par deux de ses jeunes musiciens. Tout sourire, il s'est assis au bord de la scène, bien plus enthousiaste et enjoué que lors de son précédent concert, au Zenith de Paris. Avec aussi une bien meilleure voix, cette voix de deuxième chanteur qui est devenue sa marque de fabrique, depuis ses « premier pas » dans Los Compadres. Il n'a pratiquement pas joué de très cubano. Cette fois-ci, son jeu était tout de gestes et de mimiques, comme pour chanter « como mi gusta el café » sur La Negra Comassa (mi linda!).


Le public, en revanche, a eu bien du mal à se décrisper. L'accueil était même glacial au tout début, quand Compay a annoncé qu'il allait joué la « musica traditional del mille otto ciento »... Et puis, petit à petit, les gens ont commencé timidement à chanter et à danser. Le choriste de Compay a invité le public à reprendre le refrain en choeur sur le merveilleux flamenco Es mejor vivir asi. Les clarinettistes sont venus rejoindre le groupe sur Sabroso. Il y avait aussi un jeune guitariste pour soutenir Compay à la guitare.


On sentait Compay toujours heureux de nous offrir ses chansons sur scène, comme l'addictif El camison de Papa ou le doux bolero Rosa di Francia. Il y avait beaucoup d'émotion quand le public a accompagné Malagueña Salerosa et son entraînante rythmique mexicaine en battant des mains. Compay a aussi joué le mythique Orgueillicida sur un air de charleston, avec son contrebassiste aux lunettes noires façon jazz-men qui est venu ponctué le morceau par un moqueur : « I don't like it like that! ».


Compay nous a ensuite laissé deviner le titre du morceau qui allait suivre avant d'enchainer, tout de décontraction, avec les accords de Chan Chan. Toujours aussi précieux, tout comme le final avec Guantanamera scandé de « Compay, Compay! ». Le grand bonheur!

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