Sonnuevo est un blog dédié aux musiques rock, électriques et métisses.
24 Juillet 2007
Fort de son disque MTV acustico, Lenine s'est lancé dans une incroyable tournée acoustique, pour laquelle il revisite l'ensemble de son répertoire. C'est à la Cigale qu'il est venu faire ses preuves devant un public luso-parisien tout acquis à sa cause.
Chassez le naturel, il revient au galop. Lenine avait annoncé un concert « acoustique » ? Eh bien alors, qu'est-ce que ça doit être lorsqu'il se produit en électrique! Lenine et son guitariste ont eu beau alterner les guitares acoustiques, toutes plus élégantes les unes que les autres, c'est encore avec les électriques qu'ils ont eu l'air le plus à l'aise : Gibson, Fender... Un festival de guitare! Mais si « acustico » il y a eu, c'est très certainement dans l'atmosphère de ce concert, très détendue. Et ce n'est pas Raul Paz, présent dans le public et visiblement très heureux d'être là, qui nous contredira.
La musique était toute en sonorisation. Pas un son joué au hasard, depuis le claquement des cymbales jusqu'au slide de guitare, en passant par les slap de basse et les harmonies de cuivres. Pas une note en trop, ni de solo intempestif. Un son très marqué par les 90's, oscillant entre acid-jazz (A ponte), D'n'B (O atirador) et fusion... avec même une pointe de métal sur la fin.
Tout sourire, Lenine a commencé par un crépusculaire Na pressão, avant d'enchaîner par Hoje eu quero sair so. Dès ce deuxième titre, le public a repris les paroles une à une. Lenine lui-même avait l'air surpris. Plein de baume au coeur devant cet accueil chaleureux, le chanteur a remercié la Cigale. Et puis, il s'est déchaîné, dansant en rythme sur chaque morceau, faisant des mimiques pour interpréter ses histoires nordestines, blaguant en reprenant Pais tropical de Jorge Ben. Les moments les plus calmes permettaient de se rendre compte du beau talent d'écriture de Lenine, comme sur O silencio das estrelas.
Filant le parfait amour avec le public, l'homme au rayon x n'avait pas l'air de vouloir quitter la scène. De multiples rappels plus tard, il revient seul sur scène avec sa guitare acoustique pour chanter Pacienca, les yeux dans les yeux avec le public. Un autre rappel ensuite, avec le groupe cette-fois. Presque comme Brel en son temps, Lenine avait déjà sa serviette-éponge autour du cou. Une dernière chanson, et puis s'en va. Sans manquer de remercier le public, une dernière fois.