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Sonnuevo

Sonnuevo est un blog dédié aux musiques rock, électriques et métisses.

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Soledad Bravo, Festival Les Nuits du Sud (Vence), août 2001

 

 

Son nom est devenu mythique pour tous les aficionados de chants révolutionnaires. Au festival, Soledad Bravo était présentée comme « la voix qui représente le mieux l'Amérique Latine », dans la lignée de Violeta Parra. La rencontre entre les chants du peuple et la poésie de Federico Garcia Lorca.  


Voilà bien des années que Soledad Bravo n'arpente plus les rues du Quartier Latin avec sa guitare, elle qui était venue étudier à Paris à l'heure des premières fièvres de Mai 1968. C'était une chance quasiment inespérée de pouvoir la voir en concert, au festival des Nuits du Sud, car la belle andalouse ne quitte que très rarement son pays d'adoption, le Venezuela. Annoncée en première partie d'Eliades Ochoa, Soledad s'est finalement retrouvée en tête d'affiche puisque Eliades n'a malheureusement pu assurer sa venue (le pauvre s'était alors fait passablement huer par les organisateurs du festival qui décidément ne parviendront jamais à gagner ma sympathie).


Le cadre était pourtant propice à la rêverie, les étoiles dans le ciel venant habiller la place verdoyante du centre-ville de Vence. Le concert est resté très intimiste, entièrement acoustique. J'étais juste au bord de la scène et c'était magique. On se serait cru au concert mythique de Paco Ibanez à l'Olympia, lorsqu'il descendait jouer de sa guitare au milieu du public. Soledad a joué du cuatro (petite guitare à quatre cordes) tout en étant accompagnée par Dioni Velasquez, son fidèle guitariste et son compadre, dont elle est la marraine de deux fils.


Maquillée et coiffée à ravir, vêtue d'une longue robe mexicaine blanche et noire, Soledad a affiché un sourire radieux tout au long du concert. Communiquant sans cesse avec le public, plaisantant même pour réclamer ses lunettes car elle n'arrivait pas à lire sa partition, à la nuit tombée, sur Que fuera el corazon. L'émotion était à son comble quand elle a entamé les premières mesures de ses classiques, comme El cantar tiene sentido et Pajarillo Verde. Le public accompagnait les morceaux en tapant des mains et en reprenant les refrains. Dans un français parfait, Soledad a repris Göttingen de Barbara, avant de rendre hommage à un village d'Andalousie, Rota Oriental, avec un poème écrit par l'un de ses amis... qui n'est autre que Rafael Alberti. En rappel, beaucoup ont réclamé Hasta Siempre, ce qui a fait un peu plus sourire encore Soledad, même si elle ne l'a pas chanté.


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